dimanche 11 février 2018

Les entreprises familiales

Le business familial

Créés pour une bonne partie à partir des années 1970, les entreprises et groupes familiaux tunisiens sont à un moment critique de leur histoire : le passage de la 2e à la 3e génération.

Sous la 3e génération des groupes familiaux, l’expérience internationale le démontre bien, le patrimoine bâti par les fondateurs périclite, voire disparaît. Comblé, Haj Youssef Bayahi l’était sans nul doute lorsque Dieu l’a rappelé auprès de lui, en octobre 2007. Car, avant de s’en aller, il avait eu le temps de voir et Taieb – donner une autre envergure au groupe familial dont il a été l’initiateur.
Quelques mois avant le décès du fondateur, ses successeurs avaient notamment conclu, en partenariat avec le groupe Poulina, le rachat des parts de l’État dans Magasin Général, le leader de la grande distribution en Tunisie. De là-haut, M. Bayahi n'a pas fort été déçu depuis par sa progéniture, puisque cette dernière a, au cours des dix dernières années, réussi à faire du groupe familial l’un des plus importants du pays.

Les Bayahi sont donc des gens heureux. Mais pas seulement parce que le business familial n’a cessé de se développer. Surtout, il n’a pas de raisons de ne pas continuer à croître, contrairement à d’autres, puisqu’après avoir reçu le témoin de leur père, les héritiers ont eu la sagesse de commencer à se préparer à le passer à la troisième génération. « Pourtant, nous n’avons pas quatre-vingt-dix ans, ni même soixante-dix », plaisante Taieb le cadet des trois freres.
Néanmoins, sages et avertis et échaudés par des échecs retentissants qu’ont connu d’autres familles entrepreneuriales au moment de la transmission, les Bayahi ont préféré entamer tres tôt leur passage de la deuxième à la troisième génération. Ce qui,  malheureusement, n’est pas le cas de bon nombre d’entreprises et de groupes familiaux.
Soucieux d’éviter des crashs à répétition dans cette composante primordiale du tissu entrepreneurial tunisien, l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) avait décidé de se saisir de cet épineux dossier – combien lourd de conséquences pour l’économie tunisienne – et d’y consacrer la cinquième édition de son Forum de la gouvernance (2 novembre 2017, Tunis).

« La transmission des entreprises familiales est pour nous en Tunisie une question d’actualité  dont l'acuité grandit au fil des générations » justifie Youssef Kortobi, président du Centre tunisien de gouvernance de l’entreprise (CTGE), relevant de l’Institut arabe des chefs d’entreprises.
« Une entreprise est quelque chose qui naît, grandit et puis meurt. Sauf si chacun anticipe sont rajeunissement et sa réinvention », observe Philippe Haspeslagh, président de Family Business network. Ce moment fort délicat peut être assimilé au crash-test auquel on soumet les automobiles.
Lui-même héritier et actionnaire d’une entreprise familiale, M. Haspeslagh déplore : « Souvent, on s’y prend trop tard. » Alors que des études ont démontré « une corrélation négative entre l’âge du capitaine et la performance de l’entreprise ». De plus, « Une entreprise naît sous la 1re génération, grandit sous la 2e et elle est menacée sous la 3e. Et s’il y a discorde, cela peut aller très vite. »


Ayant vu le jour, pour bon nombre d’elles, au lendemain de l’indépendance et, surtout, à partir des années 1970, les entreprises tunisiennes sont entre la 2e et la 3e génération, précise Ahmed leur vie où le risque de disparition est le plus élevé.
Certes, le fait qu’une entreprise fasse partie d’un groupe peut un tant soit peu la mettre à l’abri. Dans les économies comme celles de la Tunisie : « Le succès des groupes familiaux est possible parce qu’ils peuvent attirer du talent, obtenir les meilleurs financement, et generer les relations politiques bien mieux qu’une seule entreprise, à un seul métier, et aussi parce que le marché intérieur est souvent protégé », note le président de Family business network. Mais, ajoute-t-il, « les groupes tunisiens eux-mêmes vont devoir se réinventer ».

La grande majorité des entre- prises et groupes familiaux en est malheureusement loin. C’est ce qui ressort de l’étude réalisée par l'IACE et BDO et présentée par Majdi HAssen, directeur du think tank patronal, Mohamed Derbel, partenaire au sein de ce cabinet d’experts comptables.

Entreprises et groupes familiaux ne sont, en effet, pas du tout ou mal préparés à affronter ce moment crucial de leur vie qu’est la transmission.
Et cela pour diverses raisons. Premièrement, les trente et un dirigeant, dont treize chefs entreprises et groupes familiaux, reconnaissent que la la transmission est un sujet sensible » dont on ne parle pas.

Des freins majeurs. 

Deuxièmement, une fois cet obstacle surmonté, il s’avère que des « freins (difficulté à choisir par les candidats de la famille, absence d’un successeur motivé, entravent la transmission.
Troisièmement, 72 % des entreprises sont insufissament préparées à cette opération parce qu’elles n’ont pas de plan (39 %) ou seulement informel (33 %).
Quatrièmement, même quand frères et sœurs arrivent à discuter de cette épineuse question, seuls 56 % partagent la même vision du déroulement de la transmission.

Les Bayahi eux sont allés très loin dans ce processus. Après avoir décidé de « transmettre tout le groupe à la 3egénération », et estimant que « ce n’est pas parce qu’on est actionnaire que l’on doit tout de suite assumer un rôle de contrôle », les aînés ont décidé très tôt d’affecter les membres de la « première fournée » de la 3e génération à des postes intermédiaires – responsable de ressources humaines, de la production ou du développement d’une société – pour qu’ils fassent leur apprentissage. Ces juniors siègent également à des Comités de suivi stratégique de chacune des entreprises du groupe, au sein desquelles « ils ont le droit de poser au management toutes les questions et se tenir informés ».
En même temps, les aînés ont entamé un dialogue de fond avec les juniors. Avec le soutien d’un coach, car « nous voulions partir du bon pied et ne pas commettre d’erreur »
Dès la première réunion, les représentants de la 3e génération ont dû répondre à une question « extrêmement difficile » : « Pourquoi voulez-vous être ensemble ? Alors qu’à la limite vous avez les moyens, chacun, de prendre un petit bout du groupe et de partir. » Et unanimement les jeunes ont répondu qu’ils veulent rester ensemble « parce qu’ensemble nous pouvons réaliser des choses beaucoup plus importantes et beaucoup plus rapidement, que séparément »

Transmission. 

La famille Bayahi va encore plus loin dans la préparation de la transmission, puisque les cadets, aujourd’hui à l’université, reçoivent copie des PV de réunions pour se tenir informés des développements et affaires du groupe.
Pour mettre toutes les chances de son côté dans cette délicate de l’expérience d’un partenaire étranger très expérimenté en matière de transmission : le groupe Auchan, présent au capital de la chaîne de supermarchés Magasin Général. « Ce groupe nous a éclairé de manière extraordinaire sur beaucoup de ses pratiques dans ce domaine », nous révèle l’un des héritiers.
Ce genre de savoir-faire, Ahmed Bouzguenda dont le groupe éponyme est l’un des plus importants - cher à l’étranger. « Il m’est arrivé de suivre des formations sur les entreprises familiales en Europe », indique celui qui est devenu depuis le patron du groupe familial et préside en même temps l’IACE.


D’autres familles ont été prises au dépourvu par le problème de la transmission, parfois parce que le fondateur du groupe familial est décédé avant de régler sa succession. Deux groupes en particulier avec des fortunes diverses : Mheni et Belkhiria.
Après le décès en 1991 d'Ali Mheni, magnat du BTP, ses héritiers se sont déchirés pendant près de dix-huit ans devant les tribunaux au sujet de l’héritage. Les intéressés n’ayant pas pu se mettre d’accord, c’est la justice qui s’est chargé de répartir entre eux les sociétés et le patrimoine amassés par leur père. Conséquence, le grand groupe a été rayé de la carte puisqu’il éclaté en plusieurs morceaux.
Béchir Salem Belkhiria n'a pas eu le temps, lui non plus, de mettre en place sa succession car disparu en novembre 1985, à l’âge de 55 ans. Ses héritiers se sont eux aussi affrontés pendant près de dix ans, non pas sur le partage de l’héritage, mais à propos de « qui est le plus apte à diriger », se remémore  Moez Belkhiria, aujourd'hui président-directeur général.


Le fondateur étant décédé soudainement « alors que nous étions petits, la direction de la société est revenue pendant dix ans au plus âgé », témoigne le patron de BSB Group. Qui trouve un aspet positif à cette méthode – maintien de l’unité de la famille – et un autre négatif – des désaccords entre actionnaires au sujet de la compétence du dirigeant.
Depuis, les héritiers ont compris que la poursuite de leurs désaccords risquait de porter préjudice à l’affaire familiale et que, pour éviter cela, il fallait que le choix du dirigeant se fasse dorénavant sur un seul critère : la compétence. Une fois cette question tranchée, les héritiers ont décidé qu’une introduction en bourse serait le meilleur moyen de concrétiser la solution à laquelle ils ont abouti et d’assurer la pérennité du groupe familial.


Pour Ahmed Bouzguenda le règlement de la transmission des entreprises et groupes familiaux « va au-delà du choix d’un successeur ». Il implique d’apporter des réponses claires à des questions cruciales : que veut-on transmettre – la propriété seulement ou la gestion aussi – ?, comment – du vivant du fondateur ou après sa disparition – ?, que devient le fondateur
une fois la transmission actée ? et, surtout, quelle politique d’emplois des membres de la famille au sein de l’entreprise familiale – fait-on travailler les héritiers dans le business familial ou pas ? Quel que soit le choix fait, « il y a des règles à mettre en place », prévient le président de l’IACE.

Approche. 

Si les héritiers travaillent dans l’entreprise familiale, ces règles visent à éviter que « les autres managers ne soient démotivés ». Au cas où la famille prend l’option contraire, la difficulté consiste à trouver une approche permettant à ces derniers « d’être proches du business sans être dans la gestion quotidienne ».

Mais le problème en Tunisie, « substantiellement la transmission entre la 1re et la 2e génération ne s’est pas faite dans de bonnes conditions. Et même ceux qui ont été introduits en bourse l’ont fait sans être convaincus des mécanismes de l’appel public à l’épargne ».



Pour ABdelkéfi, longtemps directeur général de Tunisie Valeurs qu’il vient de réintégrer, comme président du conseil, après mois par le gouvernement, en tant que ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale et, par intérim, des Finances, « la preuve la plus forte » de cela est que lors d’une introduction en bourse et nous nous retrouvons quelque année avec seulement 5%. Car la famille réchete les titres apres.  [la partie des actions susceptibles d’être échangée en bourse] et nous nous retrouvons quelques années rachète les titres après ».
L’obligation d’organiser une transmission entre générations dans laquelle se trouvent les entreprises et groupes familiaux leur fait courir, c’est évident, un grave danger.
C’est pour cette raison que l’Institut arabe des chefs d’entreprises a décidé de les aider à surmonter ces difficultés en continuant à travailler sur ce dossier au cours des trois prochaines années.





samedi 10 février 2018

La diplomatie fonctionne à l'huile d'Olive

Amateurisme du gouvernement


des dattes et de l'huile d'olive pour tout le monde

Ne sachant plus quoi faire pour ne pas être inscrite sur une énième liste cette semaine(GAFI), le ministre des Affaires etrangere Khemaies Jhinaoui na trouvé qu'une seule façon de convaincre le parlement européen de ne pas inscrire la Tunisie sur la liste, c'est celui d'offrir de l'huile d'Olive et des dates a des élus du parlement! Cette mise à l’index survient deux mois après l’inclusion de la Tunisie dans une autre liste noire, celle des paradis fiscaux, établie par les ministres européens des Finances...

À travers cette histoire d'huile d'olive et d'huile, ont découvre un état défaillant dans ça gestion quotidienne au jour le jours pour réglé les problèmes qui survienne. Il n'existe aucune anticipation ou groupe de travail pour régler les problèmes qui pourraient survenir. Comment en est-on arrivé là ? Un ministre des affaires étrangères qui joue au pompier et qui prend des élus du parlement pour des paysans du bled en leurs offrant del'huile d'olive face a des états qui place leurs pions grâce au lobbying de longue date. Je travaille moi même avec un cabinet de lobbying italien, et qui se même cabinet possède une base de données sur les élus qu'il faut convaincre. Donc je sais de quoi je parle

La Tunisie a été plus gravement impactée a l'international que du temps de la dictature sous ben Ali. Les gouvernements islamistes du passer qui on gouverner le régime de "la troïka" en porte l'immense responsabilité.

Production d'huile en hausse en 2018

Toujours dans l'amateurisme du gouvernement, le ministre de l’Agriculture Samir Taïeb a trouvé une idée de génie pour faire casqué les citoyens fassent a la hausse de production d'huile d'olive sur le marché. En plus de la hausse des prix cette année, il a eu l'idée d'acheter l'huile sur le marché en gros volume, la confisqué et maintenir la hausse des prix virtuellement en fessant casque les consommateurs au bénéfice des spéculateurs. Alors que dans un marché normal dans un pays qui fonctionne, la hausse de production devrait impacter positivement le portefeuille des consommateurs, le ministre à déicide que les citoyens devaient payer cet hausse au bénéfice des spéculateurs ...

La production d’olive a atteint cette année 280.000 tonnes, un record par rapport à l’année précédente où on a cueilli 100.000 tonnes. Les autorités tablent sur l’exportation de 200.000 tonnes d’huile d’olive vers les marchés étrangers pour une recette de 2 milliards de dinars.



samedi 27 janvier 2018

Par ici la monnaie

Le business juteux des professeurs


Pour pallier les carences de l’enseignement classique, les professeurs ont imaginé
des cours particuliers en dehors de l'ecole en monnaie sonnante et trébuchante en dépit de leur prix.

Aider les élèves en difficulté est l’une des missions des pouvoirs publics, en Tunisie comme ailleurs. Ces cours de « rattrapage » sont dispensés par les enseignants au sein même des établissements. Contrairement à la scolarité en général, ils ne sont pas gratuits. Leur prix oscille entre 20 et 35 dinars par mois (soit 10 % du smic), selon le niveau des élèves concernés. Mais cet enseignement d’appoint
est aujourd’hui dépassé par un phénomène nouveau et en pleine expansion : les cours particuliers dispensés, hors des établissements scolaires cette fois, par les enseignants aux élèves de tous niveaux, du primaire à la terminale pour arrondir les fins de mois des professeurs, le tout en black sans impôts.

« Publique ou privée, l’école n’est plus aujourd’hui en mesure d’apporter aux élèves le niveau de compétences requis. Ce qui explique, en partie, l'obligation des familles pour les cours particuliers et le soutien scolaire ». « Dès la fin de l’année scolaire, afin d’être sûre que ma fille, qui est au collège, sera bien suivie et bien vue par son professeur, je réserve les cours pour l’année suivante », confie Monia. Il lui en coûte, selon les matières, entre 40 et 80 dinars par mois.

De manière générale, les prix fluctuent dans le primaire entre 60et 100 dinars, et entre 80 et 150 dinars dans le secondaire. Bien qu’interdit en 2015 par le ministre Néji Jalloul, ce fructueux business perdure. Selon l’Organisation tunisienne d’orientation du consommateur (Otoc), son chiffre d’affaires annuel avoisine le milliard de dinars. La perte pour l’État est estimée à 300 millions de dinars par an, puisque cette activité non réglementée et non déclarée échappe à l’impôt.

Les enseignants, essentiellement en sciences et en langues, arrondissent ainsi leurs fins de mois, c’est humain. Mais le service qu’ils rendent est-il vraiment à la hauteur ? Ils louent souvent des salles vétustes et constituent des groupes d’élèves de niveaux très hétérogènes.

Bachotage

« Dès l’été, instituteurs et professeurs contactent les familles pour les forcés et les convaincres d’inscrire leurs enfants à leurs cours. Mais à la rentrée, leurs collègues prennent mal cette concurrence et ont tendance à ostraciser les élèves concernés », raconte Walid, qui refuse jusqu’au principe des cours particuliers : « Un bachotage dès le primaire qui crée l’illusion sur le réel niveau de l’enfant », dit-il. Il n’y a pas toujours moyen d’y échapper. « Tous les camarades de ma fille suivaient des cours particuliers de maths, j’ai fini par céder », concède Walid.

Malgré toutes les tentatives de réforme et les prises de position les plus solennelles des syndicats et du ministère, le phénomène est bel et bien entré dans les mœurs. Il instaure une discrimination entre les élèves ? Fausse la compétition entre eux et fait de l’enseignement un fonds de commerce et non plus un espace de savoir. Sans doute, mais il sera difficile de faire machine arrière sans un nettoyage complet des plus recalcitrant qui se sucre sur le dos de l'enseignement.


vendredi 26 janvier 2018

Le palmarès des universités arabes francophone

En Tunisie, les universités dans le continent africain n'existe meme pas



Un site spécialisé européen a classé les établissements du continent. Sans surprise, les anglophones trustent les premières places. À quels rangs se situent les universités tunisienne francophones ? Et bien ont trouve l'université de Kairouan a la 1338 eme place ! Une belle performence en 2018 pour les tunisiens.


université-tunisienne

lundi 25 décembre 2017

La Tunisie est en faillite depuis la révolution

Les crevards mendient de l'argent et mentent aux citoyens


Election en Tunisie
Les menteurs, voleur et magouilleur vous remercient pour vos voix aux élections 

Le pays depuis la révolution est mal géré au niveau finance et du pays. Pire, il emprunte aux FMI, BAD, USA, JAPON, etc. Tout système, pays ou organisation qui gère des fonds sera sollicité par les crevards qui gèrent le pays ! C'est flambi en somme. Ceux-ci en politicien limité en neuronnes qu'il faut soutenir la révolutionnent de 2011 alors que nous sommes en 2017. Et a ce rythme la, dans 10 ans ils en seront encore au même argument. Comme le pays a touché le bas fond, ceux-ci continuent a croire que le pays va se redresser alors qu'ils continuent à dépenser l’argent emprunté si chèrement avec des intérêts. Nos politiciens limités en neurone ne font rien pour limité la casse ou pour gère cet argent en bon père de famille, ils continuent a vivre aux dessus de leurs moyens comme s'il était la Suisse !

Comment ont est-on arrivé la ?

Le peuple a voté pour des incompétents et des affairistes, magouilleurs au sommet de l'état. Ceux-ci font passer le parti parti politique et leurs coalitions aux pouvoirs avant le pays. Du coup, ses singes gerbent le pays comme une entreprise du quartier. Depuis la révolution du jasmin, le clientélisme et la médiocrité ont pris le pas sur la bonne gouvernance du dictateur Ben ali. Sinon comment expliquer que les Nida Tounes, Upl Ennahda qui gère le pays, sont aussi incompétents que des singes ?

Au moins avec le dictateur Ben ali le pays était bien géré économiquement et socialement, les prix des biens étaient maîtrisés, le prix de l'électricité ne subissait pas 10 la hausse comme avec ce gouvernement de singe. Désormais les gens votent, mais il vote en connaissance de cause pour des singes qui ne leur assurent aucun avenir dans la Tunisie de l'âpre révolution.

lundi 11 décembre 2017

Airbnb en Tunisie

L'informel et les propriétaires se fond du flouz



Airbnb Tunisie
Exemple parmis d'autre d'une villa à 958 euros la nuit sur Airbnb en location qui echappe totalement aux impots de l'etat



Croyez-le ou non, je suis un utilisateur chaque été d'Airbnb en Tunisie, j'utilise cette plateforme pour organiser des soirées informelles entre amies. Ce que j'y ai vu ce sont des villas de riche louer pour une poignée d'euros jusqu'au palais de milliardaires louer pour plusieurs centaines d'euros la nuité. Comment tout cela est-il possible dans un pays de crevard qui mendie de l'argent au FMI chaque année pour payer ces dette et autre emprunt ? Et bien l'état est aux abonnées absents ! Alors que les caisses du pays sont vides, l'état na jamais pris la peine de contrôler tout c'est riches propriétaires terriens et d'autres biens en location sur la plateforme ou ça pilule en mode location ... Les propriétaires tunisiens échappent à tout contrôle des autorités, comment tout cela est possible ?

Perte sèche pour les hôtels donc qui paye quand même des taxes, l’ONTT, le fisc et pour la ville où sont localisé les logements et autres appartements informels. Ce sont les conséquences économiques du fléau de l’informel en Tunsie dont les chiffres sont inconnu des pouvoirs public. Par informel, on entend les meublés (studios, appartements et villas loués à la journée), les maisons d’hôtes non classées, les appartements, villas, fermes mises en location par Airbnb ou non, les sites marchands comme expédia, booking… Cette offre que l’on compte par milliers en Tunisie et dans toutes les villes touristiques est mise sur le marché touristique en toute tranquillité et comporte un double risque: elles polluent l’offre classée et soumettent la destination à un risque sécuritaire. De toute évidence l'état ne possède même pas un cadastre des propriétaires qui mette en location leurs biens. Encore plus pire, l'état n’a même pas les compétences et le personnel pour contrôler tout ce bouha bouha sur AIRBNB ... Pourtant il suffirait de contacter Airbnb et demander l'identité des c'est propriétaires, toutes les villes pour recouvré en monnaie sonnante et trébuchante le pactole, pourquoi pas en Tunisie ?


Ces meublés opèrent en effet avec des locataires volants, sans aucune trace et dont le contrôle est quasiment impossible pour l'état et les pouvoirs publics. Et le problème est plus délicat dans la mesure où l’informel, comme le rappelle un professionnel, n’est pas que le fait de pauvres gens, mais aussi des notables et autres spéculateurs bien organisés qui gèrent leur affaire à distance: accueil des clients à l’aéroport, entretien des établissements, cuisine...

Malheureusement, alors qu’ils ont les moyens pour lutter contre le fléau Airbnb, l'Office du Tourisme Tunisien et le ministère des Finances laisse échappé toute les taxes et ce sont autant de recettes fiscales perdues pour c'est deux ministères (TVA et IS), pour les collectivités locales (taxes communales) et pour l’ONTT (Office National du Tourisme Tunisien).

Pour connaître et identifier les contrevenants, il suffit juste de faire un tour sur le site internet et les sites de réservation. La plateforme d’Airbnb offre à elle seule, quelque milliers de logements à partir de 8 euros jusqu’à plus de 800 euros pour une villa pendant une nuit !. C'est aux autorités locales, aux communes et autres ministères de faire leur travail», je ne vais pas leurs dire comment procéder pour gagner des millions aux pays.

Je n’appelle pas pour la suppression de l’hébergement en zone rurale ou l'offre d'hébergement permet à des pauvres familles de gagner quelques sous. Mais n'oublions pas aussi que dans plusieurs villes et localités il est le mode d’hébergement préféré et à la portée des nationaux, qu'il contribue de manière non négligeable à l'économie de ces localités et à améliorer quoi qu'occasionnellement la situation de familles souvent pauvres. N'oublions pas aussi qu'il est un mode d’hébergement en plein développement dans d'autres pays et qu'il est recherché par plusieurs touristes étrangers car moins cher et offre plus de possibilités d'échange avec la population locale. À mon avis, il doit y avoir un moyen pour que les deux modes d’hébergement cohabitent et se développent pour l'intérêt du pays, des régions et des villes concernés.

Je demande la régularisation des impôts de ses riches qui loue leurs villas à des sommes astronomiques sans payer 1 euro à l'état . Créer un système vertueux où tout le monde est gagnant en participant aux finances du pays. En attendant cette prise de conscience, le phénomène continue de s’amplifier chaque année en haute saison.

S’il devait y avoir une priorité pour les opérateurs touristiques, ce serait bien l’hébergement informel. Ce chantier n'occupe absolument pas les esprits et n'inquiète pas les patrons d’hôtels aux crédits non remboursés aux banques. Les maisons d’hôtes, mais aussi les autorités locales qui n'ont jamais tenté un recensement pour réduire le phénomène. C’est que celui-ci a pris de l’ampleur ....Je rappelle pour nos pseudo élites du siècle dernier que nous vivons au 21e siècle a l’heure d’internesque, que les Airbnb sur leurs plateformes de réservation prennent 17% ou 15% de commission sur les réservations de nos riches propriétaires, une manne financière qui pourrait être capté par l'état seul maître sur le territoire s'il se donne la peine de mettre de l'ordre dans ce secteur d'activité ...

lundi 27 novembre 2017

Economie

En panne de stratégie


Le projet de budget 2018 est révélateur des travers du pilotage économique du pays, qui empêchent ce dernier de repartir de l’avant. Car le coût de la lutte antiterroriste n’explique pas tout.

Tout le monde sait qu’en Tunisie la croissance souffre de longueur. Tombée à 1 % en 2016, elle devrait remonter au moins à 2,3% cette année et frôler les 3% en 2018. Trop peu pour résorber un chômage de masse, dont le taux atteint 30 % chez les jeunes diplômés et 22,7 % chez les femmes.

Tout le monde sait que les déficits budgétaire et commercial persistants obligent le gouvernement à emprunter lourdement et que la dette publique devrait tourner autour de trou de la sécurité sociale, réduire les subventions aux carburants et aux produits de première nécessité (sauf pour les plus défavorisés) et lutter contre la corruption. Côté recettes, le FMI juge qu’il convient d’augmenter la TVA sur les biens de consommation, le prix de l’électricité et du gaz, les taxes sur l’alcool, le tabac et les voitures. Il demande un élargissement de l’assiette fiscale.

Le projet de budget 2018 donne l’impression de slalomer entre ces conseils de rigueur, la perspective des élections la formation du gouvernement d’union de Youssef Chahed). On y trouve des mesures de rigueur. Citons pêle-mêle : hausse de 10 points de l’impôt sur les sociétés dans 7 secteurs, taxe conjoncturelle sur les banques et des assurances, hausse de 1 point de la TVA, augmentation des droits de douane, hausse de la taxe sur les assurances et de celle sur la consommation de produits jugés non essentiels, création d’une taxe de nuitée hôtelière...

Le projet présente cependant un volet plus généreux : hausse de 3 % du salaire des fonctionnaires, trois ans d’exemption d’impôt pour les nouvelles entreprises, exonération des cotisations sociales pour les emplois créés dans les zones déshéritées du Sud et de l’Ouest, pas ou peu de réduction des subventions aux produits pétroliers ou alimentaires, rien sur les déficits des entreprises publiques. 

70 % du produit intérieur brut (PIB) cette année, contre 45 % en moyenne de 2010 à 2014. Le dinar a perdu 18 % de sa valeur face au dollar entre mai 2016 et avril 2017. L’inflation avoisine les 5 % en moyenne annuelle.

Tout le monde sait que la situation n’est pas brillante non plus du côté des entreprises et que le secteur informel représente la moitié de l’économie.  En juin, le Fonds monétaire international (FMI) a débloqué 314,4 millions de dollars, correspondant à la deuxième tranche de son programme en cours avec la Tunisie, mais en accompagnant cette aide d’un rapport dans lequel il souligne des périls et préconise des remèdes de bon sens.

ZIGZAGS. Il s’agit d’abord de ramener le déficit budgétaire à 3 % et, en matière de dette, de ne pas aller au-delà du pic de 72 % du PIB attendu pour 2018. Ce qui veut dire, côté dépenses, contenir les revendications salariales et réduire les effectifs de la fonction publique, reporter l’âge de la retraite, contraindre les entreprises publiques (toutes déficitaires) à une meilleure gestion, maîtriser le trou de la sécurité sociale, réduire les subventions aux carburants et aux produits de première nécessité (sauf pour les plus défavorisés) et lutter contre la corruption.
Le projet de budget 2018 donne l’impression de slalomer entre ces conseils de rigueur, la perspective des élections à venir et les dissensions de la coalition gouvernementale fondée sur l’accord de Carthage (texte signé le 13 juillet 2016 par les partis politiques et organisations ayant pris part à la deuxième phase du Dialogue national, qui a rendu possible la formation du gouvernement d’union de Youssef Chahed). On y trouve des mesures de rigueur. Citons pêle-mêle : hausse de 10 points de l’impôt sur les sociétés dans 7 secteurs, contribution conjoncturelle des banques et des assu

ESQUISSE. Au bout du compte, le résultat n’est pas fameux. Le budget 2018 demeurerait en hausse de 4,3 %, l’inflation oscillerait entre 5 % et 6 %, le déficit progresserait une fois de plus de 4,9 %... Et il n’est pas sûr que les bonnes récoltes d’olives et de dattes qui s’annoncent et le dynamisme des industries mécaniques suffisent à faire respecter ce budget.

Il ne faut pas trop compter non plus sur les 17,5 milliards de dollars promis fin novembre 2016 par les bailleurs publics et les investisseurs privés lors de la conférence Tunisia 2020 : le FMI prévoit qu’il n’en arrive que la moitié et, de plus, à petite vitesse...

L’esquisse budgétaire est d’autant moins crédible que le monde patronal réuni au sein de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (Utica) est vent debout contre elle, alors que le gouvernement affirme l’avoir associé à son élaboration. Le patronat parle de matraquage fiscal qui réduirait les recettes espérées, car il pousserait les entrepreneurs à se réfugier dans l’informel pour y échapper. « Nous allons nous retrouver coincés entre le marteau des impôts et l’enclume des mouvements sociaux », dénonce-t-il en brandissant la menace d’une grève du secteur privé.

Le projet risque d’être donc mis en place au Parlement, sous la poussée conjuguée des entrepreneurs et des différents partis politiques, qui, à l’approche des municipales, voudront caresser l’électorat dans le sens du poil. Il y a gros à parier que les zigzags (entre rigueur et relance) et les expédients (pour ne mécontenter personne) vont se poursuivre.

AU PETIT BONHEUR. Exemple d’incohérence : la Banque centrale a renoncé à inscrire les véhicules et les préservatifs sur la liste des produits non nécessaires, car cela aurait obligé leurs importateurs à consigner l’équivalent de la valeur de ces produits et leur aurait causé un important surcoût. Certes, il était illogique de pénaliser deux produits qui ne sont pas fabriqués en Tunisie, mais il aurait fallu y penser avant. Cette gouvernance économique semble dépourvue de boussole. Les autorités acceptent du bout des lèvres les conseils du FMI et, quand les mesures leur semblent douloureuses, rusent avec les promesses qu’elles lui ont faites. Elles manient au petit bonheur l’accélérateur et le frein, effrayées par le risque de grogne sociale, puis par le risque de faillite. Faudra-t-il que, pour éviter la catastrophe, la Tunisie soit contrainte de faire marcher la planche à billets, comme l’Algérie aux abois ?

Pas de quoi rassurer les investisseurs, pas de quoi créer des emplois, pas de quoi redresser les comptes publics. La seule solution raisonnable serait d’élaborer une loi de finances pluriannuelle, à laquelle seraient associées l’Utica et l’Union générale tunisienne du travail (UGTT). Il y aurait enfin un cap intelligible, fixé avec le concours des représentants patronaux et salariés, qui devraient prendre leurs responsabilités face aux mesures de rigueur au lieu de se renvoyer la balle. Ils ne seront pas trop de trois (politiques, patronat et syndicats) pour combattre la fraude fiscale et la corruption, éviter les grèves suicidaires dans le phosphate ou ramener la masse salariale de la fonction publique à des niveaux raisonnables. L’union a fait la force pour tirer la Tunisie de la crise politique. Elle doit être renouvelée. Ce n’est plus d’un prix Nobel de la paix dont le pays a besoin, mais d’un prix d’excellence économique qui le remette sur les rails.